Sports d'hiver : la Coupe du monde de ski alpin et de biathlon
Entre deux éditions des Jeux olympiques, les sports d'hiver vivent au rythme de leurs Coupes du monde : de longs circuits qui s'étalent de novembre à mars et récompensent, plus que l'éclat d'un jour, la régularité de tout un hiver. Deux disciplines dominent l'intérêt du public francophone : le ski alpin et le biathlon.
Le ski alpin et son gros globe de cristal
La Coupe du monde de ski alpin s'ouvre traditionnellement en octobre sur le glacier de Sölden, puis enchaîne les classiques de l'hiver — Wengen, Kitzbühel, Adelboden — sur les disciplines de vitesse (descente, super-G) et de technique (géant, slalom). Le classement général récompense le skieur le plus complet par le fameux gros globe de cristal, tandis que de petits globes distinguent les meilleurs de chaque discipline. La France y compte de sérieux atouts, notamment le slalomeur Clément Noël, quand la référence de l'ère actuelle reste le Suisse Marco Odermatt, patron du cirque blanc.
Le biathlon, passion française
Mélange détonant de ski de fond et de tir à la carabine, le biathlon est devenu l'un des sports d'hiver préférés des Français, et pour cause : les Bleus y trustent les podiums. La saison 2025-2026, marquée par les Jeux de Milan-Cortina, s'est achevée par un doublé inédit dans l'histoire tricolore : Lou Jeanmonnot chez les femmes et Éric Perrot chez les hommes ont remporté le gros globe de cristal du classement général, chacun pour la première fois de sa carrière. Julia Simon et un collectif d'une profondeur exceptionnelle ont complété une razzia qui prolonge l'héritage de Martin Fourcade, septuple lauréat du général.
Le ski de fond et les autres disciplines
Au-delà du duo vedette, l'hiver offre bien d'autres circuits : le ski de fond, dominé par l'intraitable Norvégien Johannes Hoesflot Klæbo, mais aussi le saut à ski, le combiné nordique, le snowboard ou le ski freestyle. Autant de Coupes du monde qui font vivre les stations et préparent les athlètes aux grands rendez-vous olympiques — la France attendant avec impatience « ses » Jeux d'hiver de 2030 dans les Alpes.
La régularité récompensée
La force de ces circuits, c'est d'exiger la constance sur des dizaines d'épreuves, aux quatre coins du globe et dans des conditions changeantes. Gagner un globe de cristal, c'est prouver qu'on a été le meilleur non pas un jour, mais tout un hiver durant — une valeur peut-être plus difficile encore à conquérir qu'un titre unique.
Comment lire un classement de Coupe du monde
Le principe est simple : à chaque épreuve, les meilleurs marquent des points, qui s'additionnent tout au long de l'hiver. Le leader du classement général porte un dossard distinctif — le dossard jaune en biathlon — et vise le gros globe de cristal, remis au vainqueur final. À côté du général, des petits globes récompensent les spécialistes de chaque format : sprint, poursuite, mass-start ou individuel en biathlon ; descente, super-G, géant ou slalom en ski alpin. S'y ajoute une Coupe des nations, qui distingue le meilleur collectif. Comprendre ce système, c'est saisir pourquoi la moindre course de novembre peut peser lourd en mars.
Pas de tir, pénalités, disciplines de vitesse ou technique : nos fiches biathlon et ski alpin expliquent les règles pour suivre chaque épreuve.